La première cellule
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Ma réflexion
L’apparition de la première cellule a toujours été un sujet important dans mes recherches empiriques. Son apparition soudaine, sa raison d’être, demeurent encore aujourd’hui, une énigme à mes yeux.
C’est surtout la spontanéité de son apparition qui m’intrigue. Pourquoi est-elle apparue à un instant donné plutôt qu’à un autre ? Elle aurait pu succomber dans cet environnement hostile et pourtant, ce premier être vivant, si fragile, va s’adapter immédiatement.
Ces premières cellules, qui sont la représentation la plus simple de la vie possèdent en elles l’obligation d’adaptation, de survie. Ce n’est quand même pas banal. Une cellule qui apparaît de façon hasardeuse et qui a le pouvoir inné de se reproduire.
J’ai du mal à accepter que cette capacité à se reproduire puisse être obtenue par réaction chimique. C’est plutôt, selon moi, un acte réfléchi.. mais par qui ?
La construction de la toile
J’ai voulu traduire ma pensée par une image qui inspire le chaos. J’imagine des flots, des jets de laves et de pierres ininterrompus sortant des entrailles de la terre. Une ambiance de feu, de bombardements, d’explosions.
Un univers totalement hostile représenté par un volcan en éruption, avec des crevasses ouvertes sur ses flancs d’où s’échappent des rivières flamboyantes. La toile est construite en un seul jet autour d’une palette concentrée sur les rouges, les jaunes et les orangés qui doivent dominer. J'ai voulu traduire l’ambiance qui pouvait régner à cet instant.
En lançant mes lignes à grands coups de brosse, de façon impulsive, j’ai créé le mouvement et apporté de la puissance à la scène.
Au-dessus de ce chaos, 2 cellules, comme 2 soucoupes volantes, que rien ne semble atteindre, comme si elle n'étaient pas concernée par la précarité de l'instant.
Deux pour introduire la notion de duplication. Leurs couleurs bleues contrastent fortement et attirent l’attention du lecteur. La situation paraît farfelue, improbable, vouée à l’échec. Elle nous questionne, frisant même l’incrédulité.